Les Complications de l'Hystéroscopie Opératoire

Comme toutes les interventions chirurgicales l'hystéroscopie opératoire au delà des bénéfices attendus a aussi son cortège de difficultés, risques et complications. Celles ci sont pour la plupart peu fréquentes et sans gravité.

Ces complications sont habituellement aisément gérées par le chirurgien gynécologue.

  • La déchirure du col peut se produire lorsque sa dilatation est très difficile. Elle est sans gravité car elle est suturée en fin d'intervention. Les fils de suture "tombent " seuls; il n'est pas nécessaire de les enlever. Cette complication est sans conséquence. La préparation du col par des médicaments ne permet pas d'éviter systématiquement cette déchirure du col.
  • Le faux trajet (photo ci dessus) se réalise lors de la dilatation du col, le plus souvent lorsque l'utérus est très rétro ou ante versé, c'est à dire très fléchi en avant ou en arrière. Cette complication est véritablement sans conséquence si le vrai trajet du col est retrouvé ensuite. Ce faux trajet cicatrise spontanément.
    La présence d'une cicatrice de césarienne augmente le risque d'un faux trajet lors de la dilatation du col.
  • La perforation de l'utérus lors de la dilatation du col se déroule le plus souvent lorsqu'un faux trajet est réalisé et non repéré. Celle ci est également souvent sans conséquence. Mais il existe un risque faible d'hémorragie et d'infection. Dans ce cas le plus souvent des antibiotiques sont prescrits et une hospitalisation de prudence pour surveillance de 24 heures est réalisée. Malheureusement la réalisation d'une perforation aura empêché la réalisation de l'intervention chirurgicale. De plus ré-intervenir quelques semaines plus tard est souvent difficile car le faux trajet aura laissé une zone de faiblesse dans le muscle utérin; mais cela dans des mains habituées reste possible.
  • La perforation de l'utérus lors du geste opératoire proprement dit est une complication potentiellement sérieuse et dangereuse. Le risque est d'entraîner une lésion des organes adjacents ce qui constitue alors une complication dramatique et chirurgicale lourde. La réalisation d'une cœlioscopie peut alors être nécessaire pour apprécier les lésions qu'aurait pu provoquer le geste opératoire. Il est donc toujours préférable de réaliser un geste incomplet plutôt qu'un geste potentiellement dangereux.
  • L'infection utérine est très rare et est traitée par des antibiotiques.
  • L'hémorragie utérine est également exceptionnelle et est traitée médicalement le plus souvent. Les contractions utérines permettent le plus souvent de traiter ce saignement post-opératoire.
  • Les complications métaboliques liées à l'utilisation du glycocolle sont également rares. Ces complications sont traitées par l'anesthésiste. Elles n'existent pas lorsque le liquide de distension est constitué de sérum physiologique, ce qui est possible avec les instruments opératoires de dernière génération.

Dernière mise à jour le 4 octobre 2017